A la rencontre de… Régis Lejonc !
Illustration, bande dessinée ou graphisme, photographie, pastel, peinture ou création numérique… Régis Lejonc est un artiste plein de ressources qui possède un univers vaste et bigarré. Rencontre avec un magicien des couleurs !
Image réalisée pour La Maison est en carton
Rencontre réalisée en mars 2010
1. Une anecdote, bonne ou mauvaise à partager sur votre vie d’écolier ?
Je me souviens de mon tout premier fou-rire en classe de CM sur une blague nulle de mon voisin de bureau… une histoire de glouton (ce mot a tout déclenché!). Tellement irrépressible que j’ai éclaté d’un rire tonitruant qui m’a valu le piquet où j’ai encore pouffé tout seul face au coin de la classe pendant une bonne dizaine de minutes. Après, ce sont plus des souvenirs de bagarres et d’histoires d’amour.
2. Quelle serait votre école idéale ?
Une école qui s’intéresserait davantage aux individus d’une classe qu’au troupeau. Un enseignement qui mettrait le talent de chacun en avant, car nous en avons tous. L’inverse de l’entonnoir dans lequel chaque génération d’écolier est compressée depuis trop longtemps pour entrer dans un moule. On parle d’idéal, non?
3. Enfant, quels étaient les héros qui vous faisaient rêver ?
Successivement, Casimir de l’île aux enfants, Tintin, Spirou, Thorgal, les Beatles (plus spécialement John Lennon), Les Clash…
4. Etiez-vous doué pour le dessin étant enfant ?
Absolument pas. Ma soeur d’un an plus jeune dessinait mille fois mieux que moi.
Extrait de : Quelles couleurs ! – Thierry Magnier
5. Qu’est-ce qui vous a convaincu de devenir ?
Le lecteur de BD que j’étais, et puis aussi le goût à me perdre dans le dessin, de partir dans ma tête, dans ma bulle d’alors.
6. Quelle formation, quelles études, avez-vous suivi pour cela ?
Aucune études de dessin. Je suis autodidacte.
7. Des conseils à donner à ceux qui voudraient se lancer dans une carrière de dessinateur ?
Aucun conseil d’ordre général parce que chaque cas est différent. Le seul lien que je connaisse entre tous les dessinateurs, est le goût du dessin depuis l’enfance, le fait de n’avoir jamais cessé de dessiner, d’avoir toujours aimé ça. En faire son métier est un fameux concours de circonstances qui fait appel à plein d’autres talents que le seul talent artistique, je crois. Et de la chance aussi.
8. Quels sont les univers dont vous vous inspirez ou qui influencent le plus votre travail ?
J’ai vite compris que je dessinerais jamais comme les auteurs dont j’aimais le dessin, alors j’ai fait le deuil de Rosinski ou de Riff Reb’s, par exemple.
Pour l’illustration, mes influences principales à mes débuts étaient Mattoti, De Crécy ou encore Carlos Nine.
Aujourd’hui, je ne me sens plus influencé par d’autres dessinateurs. Je crois ne plus en avoir besoin. je travaille depuis plus de 5 ans avec d’autres dessinateurs dans un atelier et je me rends compte que nous nous influençons mutuellement sans le vouloir.
L’arbre et l’enfant – Editions l’édune – Chronique à venir
9. Quel autre métier auriez vous aimé faire ?
Rock star, cinéaste, critique gastronomique, agent de voyage (celui qui invente les tours, pas celui qui bosse comme un chien en agence…), peintre bien sûr… En tous cas ni un métier trop responsabilisant (type politicien, médecin ou avocat), ni un métier de bureau, ni un métier contraignant avec des horaires et des règles à respecter. Ça ne me laissait pas grand choix!
10. Quels sont vos projets en cours ?
Je travaille actuellement sur l’illustration d’une version du mythe du Golem, écrite par Anne Jonas, aux éditions Nathan, puis il y aura un album intitulé « L’arbre et l’enfant » sur un texte de Jean-Luc Coudray aux éditions l’Édune. Et enfin, l’illustration de deux contes classiques dans leur version d’avant Perrault : « Le petit chaperon rouge » et « Barbe Bleue », écrits par Jean-Jacques Fdida aux éditions Didier Jeunesse.
11. Alors, ça bulle ? ( Qu’est ce que vous aimez faire pour vous changer les idées, vous détendre ?)
Quand ça bulle honnêtement je regarde des séries télé. Ça me détend. Je joue parfois à des jeux vidéo avec mon fils. Je vois mes amis. Mais ce que je préfère, c’est voyager. Me sentir ailleurs dans une culture dont je ne comprends rien et où tout est sujet à découverte.
carte de voeux 2010
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